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30.06.2006
A celui et à ceux qui comprendront...
Il était une fois un petit bonhomme qui avait un cœur pétri de haine et de rancœur. Oh, cela ne se voyait pas, non, rien ne transparaissait de la méchanceté qu’il avait accumulée tout au long de ces années de frustration et de tristesse. Il aurait aimé être un grand homme mais il n’était qu’un vilain petit bonhomme dont tout le monde se fichait. Il avait toujours un beau petit costume bien propre. Il souriait à l’institutrice quand il allait chercher son fils et sa fille à l’école privée catholique. Il serrait la main de monsieur le curé après la messe. Il négligeait d’aimer sa femme et ruminait des milliers de petites amertumes dans son petit cœur étroit de petit bonhomme.
Le petit bonhomme avait un petit travail qu’il n’aimait pas. Il en faisait donc le moins possible et touchait un bon salaire alors qu’il passait la moitié de ses journées à jouer avec son ordinateur. Bien que paresseux, il faisait partie de ces derniers chanceux qui gagnent leur vie avec le peu qu’ils fournissent. Cela ne l’empêchait pas de critiquer tous ces sales feignasses de rmistes et de chômeurs qui ne foutent rien, ces arabes qui prennent notre travail, ces nègres qui ont plusieurs femmes et qui mangent des chats français, ces profs de merde qui n’apprennent plus rien à nos enfants, ces cons de gauchos qui nous mènent à la ruine, ces sales gouines et ces sales pédés qui voudraient qu’on leur offre le mariage (et puis quoi encore, jusqu’ou la décadence ?) ... Bref, toutes ces choses, ça faisait quand même beaucoup pour un petit bonhomme qui aurait voulu que sa vie soit entourée par des murs bien droits et que la discipline et l’ordre règnent. Ah ! qu’on était bien entouré par des uniformes... Ah, qu’on était bien quand tous les autres étaient identiques à soi-même, Ah, qu’on était bien quand rien ne dépassait...
Notre petit bonhomme se prenait donc pour un preux chevalier dès qu’il se trouvait derrière son ordinateur : là, dans l’ombre de sa petite chambre bien rangée (où personne n’avait accès pas même Bobonne), il fourbissait ses armes favorites pour aller pourfendre tout ceux qu’il haïssait dans ce pays de merde : les gens heureux et heureux de le faire savoir, les sales gouines, les sales pédés décadents, les esprits quand ils étaient plus larges, plus bienveillants et plus intelligents que le sien, les pacifistes, les profs qui sont des fumistes et qui ne foutent plus rien... Bavant de rage, il s’était choisi quelques victimes bien pacifiques : des vrais cons croyant encore à l’avenir d’une humanité meilleure, des vrais cons croyant à des valeurs comme la tolérance, le respect et l’entraide... Aveuglé par la rage que lui procurait tous ces cons, le petit bonhomme croyait qu’il voyageait d’un blog à l’autre bien à l’abri de l'incognito derrière ses ordinateurs... Alors pourquoi se priver ? Tiens une prof de gauche et lesbienne en plus : allez je vais lui chier dans les bottes à celle-là... tous les matins, tous les midi, tous les soirs et vas-y que je t’insulte et quelques propos homophobes pour faire bonne mesure et que je vais te pourrir la vie... Ah et puis il y a aussi celle qui fait de la politique : sale connasse tout juste bonne à distribuer des tracts, je t’emmerde aussi... ah ! n’oublions pas le petit prof de maths qui a osé...
Bien à l’abri derrière ses ordinateurs, le petit bonhomme croyait qu’il était anonyme... Il savait bien qu’il y avait des ruses à suivre pour pas être retrouvé trop vite mais au fond il n’y connaissait pas grand-chose et surtout, surtout... il ignorait que l’anonymat n’existe pas sur Internet.
Et puis un jour,
« dring », « dring » à la porte.
- laisse Bobonne, je vais voir...
- Bonjour monsieur, on peut vous parler quelques instants...
Morale de l’histoire, les petits bonhommes qui veulent être entouré par des murs bien droits, des uniformes, de la discipline et de l'ordre... Ah, qu’on est bien quand les autres sont identiques à soi-même ; Ah, qu’on est bien quand rien ne dépasse... sont toujours exaucés un jour : ça s’appelle la taule.
17:55 Publié dans les parasites | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : *de tout et de rien"



Commentaires
Parfait, ce texte. C'est une histoire triste, c'est une histoire de con.
Ecrit par : MarianneKipleur | 30.06.2006
Triste vérité. On pourrait croire que cette haine et cette agressivité est le fruit pourri d'une vie malheureuse mais c'est plus profond que cela. Et ça fait peur... Certains blogs vous collent des frissons jusqu'à la moelle. Et je frémis pour mes enfants.
Ecrit par : nathalie | 30.06.2006
On se croirait à OK CHORAL !!!
Ecrit par : Wyatt Earp | 30.06.2006
[On va dire ça comme ça]
Le lundi, être un gay luron : pour empâler [oui, oui !] les bipèdes-homophobes dont les pensées ont été croisées avec celle d'une meute de pitt-bulls [qui a dit Christain Vanneste ???].
Le mardi, c'est Wonder woman ! [Pour rappeler Aragon à ces messieurs qui ne savent pas que "la femme est l'avenir de l'homme"]
Le mercredi, c'est le spécial day parlementaire de la France tombé de plus ne plus bas qui se prend pour "la France d'en haut" alors http://sixepanchements.hautetfort.com/images/mergu.gif
Le jeudi, prier Yave : souviens-toi, n'oublie pas - "Zakhor, Al Tichkah"
Le vendredi : lancer des attaques mentales contre LCI et BFM [faut pas déconner, non plus...]
Le samedi : augmenter le voltage à l'attention des sociopathe de la Fange Nationale
Le dimanche, "Le Seigneur est mon berger, rien ne saurait manquer où il me conduit", mais quand même : reposer ma négritude.
["Y a pas d'arrangements", chantait Zebda]
Ecrit par : L'Irelandais [rien à voir avec Vincennes...] | 30.06.2006
Yeeeahhh. J'aime bien quand tu fais ton ménage devant ta porte, et c'est pas la première fois que je te vois faire. Je vais être jalouse de ton karcher si ça continue...
Ecrit par : Fée-anonyme | 30.06.2006
Merci surtout de m'avoir aidée à faire le ménage devant ma porte. Il me reste maintenant le dernier coup de balai à donner.
Ecrit par : educnat | 30.06.2006
La taule c’est toujours terrible, ça m’angoisse un peu quand même, je ne suis pas au courant de tous les méfaits du matou et pour ce que j’en sais, il méritait bien une bonne correction.
Mais la prison c’est quand même une grosse correction, ça me met un peu mal à l’aise.
Je ne sais quoi dire ?
Ecrit par : michelv | 30.06.2006
@ Marianne : c'est l'histoire d'un triste con qui ne le sait pas encore (tout à fait) mais qui s'en va normalement vers une triste fin !
@ Nathalie : exact mais ce n'est pas parce qu'on est gentil qu'il faut laisser faire et écrire n'importe quoi... Les lois et la cyberpolice ne sont pas faites pour les chiens (mais pour les "matous").
@ Irelandais de mon coeur que j'aime plus que jamais pour ces épanchements si naturels...
@ Pascale : révise tes classiques nom d'une cacahuète détrempée.
@ Fée : les pas de portes voisins... mais bon, si on laisse envahir les amis sans rien faire...
@ Educnat : ouais, le dernier coup de balai... ça va faire maaaaaal !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
@ Michelv : ben on voit que c'est pas toi qui a pris le maximum dans la tronche (au fond de tes cabinets)... Bon, je te rassure.... un petit passage à tabac (je veux dire à la police et au tribunal), une amende de quelques milliers d'euros pour injures, menaces, propos racistes et homophobes et on encombrera peut être pas nos geôles avec ce déchet...
[enfin, j'en sais rien... c'est pas moi qui déciderai le cas échéant !]
Ecrit par : Spleen | 30.06.2006
I - Je suis allé voir chez lui. J'avais vu juste, malgré ma myopie, lorsque je suis passé ici pour la première fois et qu'il se trouvait là.
II - Je ne l'avais pas visité depuis longtemps [il avait oublié un commentaire de rien sur le CPE sur mon ancien blog... Je l'ai croisé aussi dernièrement sur un blog qui m'est cher et où des visiteurs la lippe mauvaise et aux pensées obliques m'ont invité à déclencher le feu nucléaire].
III - Il n'y a pas moyen de dire poliment ce que je pense alors, puisque le silence est d'or : me taire.
[p.o.u.r.l.i.n.s.t.a.n.t.... Il y a ce que j'ai écrit plus haut : et il y a, en la matière, ce que j'ai... Déjà fait, Elisabeth... J'ai obtenu des résultats on ne peut plus p.r.o.b.a.n.t.s...]
Ecrit par : Brian Braddock à Elisabeth | 30.06.2006
tu me laisse perplexe...
Ecrit par : franz | 01.07.2006
Scuse l'excuse si je ne prends pas part au débat. C'est juste que si j'avais un commentaire qui pue la frite grasse chez moi, je zapperais et zou. Je croyais que tu étais experte en "boutage". Je pensais qu'on boutait et hop "silenzio". Je veux pas refaire le monde devant mon écran (plat, ma chère, le grand chic parisien).
Ecrit par : Pascale | 01.07.2006
En toute franchise le petit bonhomme que tu décris n'a pas trouvé mon blog (Cela dit, peu l'ont trouvé). Par contre les robots spammeurs l'avaient trouvé, du coup modération des commentaires. Un peu trop de pub pour les médicaments et les sites de roulettes et de poker, sinon.
Ecrit par : bee_human | 14.07.2006
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