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23.01.2007
Comment devenir "quelqu'un" quand on est un imbécile
Reçu ceci aujourd'hui dans un courrier à propos d'un site que j'aime beaucoup :
"Ce site est devenu un lieu de lecture publique important, sans effet d'annonce, sans esbroufe, parce qu'il n'est nul besoin de dire ce qu'on est quand il suffit d'être."
C'est tellement vrai ! Quelqu'un de bien, c'est d'abord quelqu'un qui ne le fait pas savoir... Une oeuvre utile et intéressante s'impose d'elle même. Nul besoin de tapage publicitaire...
Alors ça m'a fait penser à un type qui est tellement vide et tellement dépourvu d'un quelconque talent qu'il a eu besoin de se créer une notice à propos de lui-même sur Wikipédia... (oui, oui, vous avez bien lu ! Il se classe dans la catégorie des grands hommes mais n'a trouvé personne pour écrire sa biographie et ça se comprend).
Bref, le nom de ce type est totalement inconnu (même des spécialistes de sa discipline) et cela malgré sa soif de notoriété et malgré le bruitage médiatique qu'il organise régulièrement autour de lui-même et de ses pauvres petites activités.
Ah, vive Internet, le miroir aux alouettes pour les nigauds qui croient tout ce qu'ils lisent sur leur écran... Allez, je ne vais pas EN PLUS lui faire de la pub. et vous envoyer le panégyrique qu'il a pondu sur lui-même hein ? mais bon, si vous voulez vous donner l'illusion d'être célèbre, c'est pas compliqué ni difficile, tapez un C.V. enjolivé dans Wikipédia, n'hésitez pas à inventer au besoin et le tour est joué !
19:05 Publié dans fallait oser... | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note
18.01.2007
Les joies du boulot
Ma vie passionnante
Série : le français de mes collègues.
Aujourd'hui, ils me font tous chier. C'est dit.
Bon ! Moi, je dois passer des commandes pour les uns et pour les autres. Ok. ça marche. Encore faut-il qu'on me file des références exactes et pas n'importe quoi. Car je précise que je ne commande pas QUE des régimes de bananes à la Martinique (s'il manque une banane, on n'est pas trop regardant), ni des bigoudis en vrac chez Tati ! Non, je commande aussi des copies de documents secrets conservés dans des lieux aux noms exotiques comme Helikon Kastélymuzeum Köyvtàara, etc, etc...
On me serine depuis ce matin qu'une commande est arrivée incomplète... Pourquoi est-elle arrivée incomplète ? Parce que quand on me dit de commander un microfilm à l'autre bout de monde, encore faut-il se montrer précis et c'est ce que je dis TRES gentiment (vous me connaissez) à mon collègue qui a justement oublié de me donner le détail de ce qu'il voulait obtenir... Conciliante, je fais mon "mea culpa" et je lui dit que : "c'est vrai, j'aurais dû voir que tu avais commandé 7 choses et qu'il n'en est arrivé que 6 mais tu vois, si tu ne donne pas les références exactes de la 7ème, y'a pas trop de risque qu'elle arrive... etc."
Mon collègue pense beaucoup de bien de lui-même et notamment qu'il est un cerveau. Moi je dis qu'il est con et prétentieux et qu'il ne sait pas aligner deux mots en français. La preuve, voilà sa réponse (texte intégral non modifié) :
"Ok pour le mea culpa (c'est tout de même incroyable de toujours devoir faire remarquer, et souvent de manière très agréable, avant de reconnaître son erreur que les autres sont ne serait-ce que susceptibles d'en faire aussi... passons)."
Quand vous recevez ça, vous êtes de bonne humeur pour la journée, c'est sûr !
16:55 Publié dans siffler en travaillant | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
12.01.2007
j'en fais peut être trop...
Ma vie difficile.
Aujourd'hui truc de ouf ! Je galope, je cours d'un étage à l'autre, je réponds aux mails, je poste des courriers, bref, je m'agite en pensant également à mon bizness perso. à savoir qu'il ne faut ABSOLUMENT pas que j'oublie de transférer mes derniers articles sur ma clef usb pour avoir tout ce w.e. à la maison pour travailler et pis tiens, je vais aussi en profiter pour imprimer le dernier truc que j'ai pondu hier soir. Allez zou ! j'envoie l'impression, je descends à l'étage du dessous, ramasse mon doc. imprimé (oui, j'imprime en bas, l'imprimante en haut est merdique) et pis, je mets le doc dans un dossier que je range dans mon sac.
Jusque là tout va bien SAUF que après avoir fait je ne sais plus quoi, je redescends à toute allure, je vise l'imprimante et je dis :
- Josiane, t'as pas vu un document à moi s'imprimer ?
- Ah non...
- 'tain, t'es sûre ? je viens de l'envoyer... et je me gratte la tête en me disant que fait chier, j'ai dû envoyer mon texte chez quelqu'un d'autre, dans un autre bureau... je remonte perplexe dans mon antre et me remets à mon ordi. et puis tout à coup, "bordel" que je me dis, mais je viens d'aller le ramasser mon article !
Sueurs froides. Je raconte ça à une collègue en lui disant que ça y est, je suis cuite, bonne pour l'hosto. et tout le tintouin. Et puis arrive une autre collègue que si vous la connaissiez, vous comprendriez pourquoi c'est drôle (y'a qu'elle pour dire ce genre de chose) :
- Je vais te dire, Spleen, ne t'inquiète pas ! Par expérience personnelle, je peux te dire que les gens qui ont Alzheimer ne s'en rendent pas compte...
Ouf, me voilà rassurée.
23:35 Publié dans coup de sang | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
10.01.2007
Vous avez dit quoi ?
17:00 Publié dans siffler en travaillant | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
07.01.2007
Deux raisons de vivre
Je viens de m'écouter à fond la caisse les Quatre derniers Lieder de Strauss par Schwarzkopf et les Kindertotenlieder par Ferrier... Bien sûr, ça ne vous dira probablement rien et pourtant, ce sont des éclats de beauté pure arrachée au néant ; c'est le sublime matérialisé ; quelque chose qui fait frissonner, qui peut mettre en transe, qui a un pouvoir dix mille fois supérieur à n'importe quel comprimé ou n'importe quelle fumette qu'on s'envoie pour s'arracher à ce putain de monde...
Pour Schwarzkopf, faut pas se tromper d'enregistrement : il n'y en a qu'un qui fait le miracle (celui ci-dessous, il vient de ressortir en CD sous cette forme).
Pour Kathleen Ferrier, tout est miraculeux depuis le timbre de sa voix qui vous surprend... vous vous demandez un moment si ça va vous plaire... vous hésitez et puis vous sombrez dans l'extase sonore.
21:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note






