24.11.2007
n'est-il pas ?
Donc, Josette pense que je l’épie. Je vous jure que les gens qui se sentent épiés sont aussi ceux qui manient avec ardeur la thèse du complot. En bref et pour être claire, ils yoyotent de la touffe !
J’ai suffisamment de travail comme ça dans cette foutue fabrique de sifflets pour ne pas avoir - en plus ! - l’envie d’espionner une collègue qui se teint les cheveux en violet, qui grommelle à peu près toute la journée en fabricant ses sifflets et qui vient au boulot avec un cabas à roulette dans lequel elle transporte du pain dur et son maroilles, une casquette à visière, des élastiques et une boite à outils.
On conviendra que si quelqu'un doit se faire soigner, ce n'est pas moi. (Pour le moment).
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21.11.2007
Je ne cause plus à ma collègue
Voilà, j’avais décidé d’arrêter mes aventures professionnelles (et tout le reste aussi d'ailleurs) mais je replonge (cherchez pas, c’est à cause de zouille).
Donc, ma collègue, Josette, (autrefois célèbre sur ce blog grâce à son cabas à roulettes) (mais j’ai dû supprimer tous les articles parce qu’elle risquait de se retrouver un jour)… (c’est dommage, je vous l’accorde). Donc, ma collègue m’a fait un … euh…. j’aurais envie de dire un caca nerveux mais c’est pas très joli et ça sent presque mauvais à l’écran. On va plutôt parler d’une crise de rage ; une rébellion contre la hiérarchie (c'est-à-dire moi). Oui, la hiérarchie au boulot c’est moi. Ah bon, vous n’imaginez pas ?
Donc, moi, chef de moi-même ainsi que de ma collègue (que de parenthèses, vous êtes lourds quand même !) je décide que compte tenu de la baisse du marché de l’art ; à partir de demain, on ne vend plus de bigoudis mais des sifflets (les sifflets se vendent bien en cette période où il faut faire démarrer les trains).
Or, ma collègue décide que « non ».
« Non quoi ? », demandais-je alors stupéfaite par ce mouvement inattendu de la part d’une personne de qui je n’attends qu’acquiescements et sourires.
- Non, je ne fabriquerai pas de sifflets et tu n’as pas le droit de décider la suppression des bigoudis sans tenir compte de mon avis.
Là s’ensuit une discussion houleuse où je lui explique qu’elle n’a pas d’avis à avoir dans cette histoire compte tenu du fait qu’elle est « elle » et que je suis « moi ».
Vous connaissez la phrase de Montaigne ? « parce que c’était lui, parce que c’était moi ! ». Ça ne s’applique pas du tout à ma collègue et à moi, je tenais à le préciser.
Donc, prenant mon courage à bras le corps et essuyant quelques postillons sur mon œil droit, je réplique à Josette qu’elle commence « à me faire chier » !
Et là, stupeur, estomacation et tremblement… elle me répond que moi aussi (je la fait chier, vous l’aurez compris).
- Et comment donc ? dis-je surprise par tant d’audace.
- Tu me fais chier parce que tu passes ton temps à m’épier…
!!!!!!!
Je ne sais pas si on vous l’a déjà fait mais ça fait froid dans le dos. Glissement de terrain. On passe dans une autre dimension.
Et là, je gueule un bon coup en lui expliquant qu’il y a des docteurs et que ça se soigne…
A suivre…
21:25 Publié dans siffler en travaillant | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
08.03.2007
Pour mes fans...
Bon aujourd'hui formation informatique : j'ai appris pleins de trucs même si au début, je savais faire et je trouvais que ça n'allait pas vite. Formateur super sympa, collègues de formation itou, le bonheur. Je devais apprendre ça par exemple :
Mais faut quand même que je vous parle du repas de midi. C'était GRANDIOSE !!!
le resto du midi est inclu dans le prix de la formation alors je vous raconte : un petit resto qui vient de s'ouvrir il y a trois jours, deux minettes sympas pour faire le service (entre 20 ou 25 ans). Un souteneur mâle dont on nous a parlé mais qui n'était pas là, sans doute respectait-il la journée de la femme (pardon de la meuf !) et s'abstenait-il de travailler pour ne pas déranger. Bref, les formateurs nous envoyaient "tester" le nouveau resto.
Deux menus au choix :
1. le moins cher : une part de quiche avec portion de salade, un dessert + café (10 euros)
2. le plus cher (mais on s'en fout, on payait pas) : une salade composée, des pates à la sauce tomate, un dessert + café (13 euros)
Bon moi j'ai pris la quiche. Elle était cramée et l'assiette sur laquelle elle était servie semblait douteuse (y'avait une grosse tache rouge à un endroit... peut être de la sauce tomate (j'espère) venant des doigts de la cuisinière).
Le dessert, c'était au choix pour tout le monde : mousse au chocolat ou fromage blanc au coulis (pfouhh là...). J'ai pris le fromage blanc qui sortait tout droit de chez Ed (l'épicier par la blogueuse).
Les autres ont courageusement mangé leurs pates, jusqu'à ce que je leur montre qu'il y avait un grand sac de pates, lesquelles ressemblaient furieusement à celles qui étaient dans leurs assiettes, adossé à une poubelle qui débordait. En fait, je ne vous l'ai pas dit, mais le fourneau, la poubelle, la bouffe, le service, tout était mélangé dans deux mètres carrés...
Les serveuses n'avaient à l'évidence jamais fait le service :
- "Bon comment on fait pour vous servir les salades" a demandé l'une d'elle.
alors chaque stagiaire s'est approché du bac à salades pour dire celles qu'ils voulaient...
A la fin, panne de courant. Pas de café, la machine àétait morte. On a compris que le radiateur pour chauffer la salle avait probablement tiré trop de courant avec la machine à café... Bref, le café était compris dans le repas mais vous l'aurez aussi compris : on l'a pas eu.
C'était très réussi ! Je ne vous donne pas l'adresse, ces choses là ne se divulguent pas à l'oreille du premier venu...
19:15 Publié dans siffler en travaillant | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18.01.2007
Les joies du boulot
Ma vie passionnante
Série : le français de mes collègues.
Aujourd'hui, ils me font tous chier. C'est dit.
Bon ! Moi, je dois passer des commandes pour les uns et pour les autres. Ok. ça marche. Encore faut-il qu'on me file des références exactes et pas n'importe quoi. Car je précise que je ne commande pas QUE des régimes de bananes à la Martinique (s'il manque une banane, on n'est pas trop regardant), ni des bigoudis en vrac chez Tati ! Non, je commande aussi des copies de documents secrets conservés dans des lieux aux noms exotiques comme Helikon Kastélymuzeum Köyvtàara, etc, etc...
On me serine depuis ce matin qu'une commande est arrivée incomplète... Pourquoi est-elle arrivée incomplète ? Parce que quand on me dit de commander un microfilm à l'autre bout de monde, encore faut-il se montrer précis et c'est ce que je dis TRES gentiment (vous me connaissez) à mon collègue qui a justement oublié de me donner le détail de ce qu'il voulait obtenir... Conciliante, je fais mon "mea culpa" et je lui dit que : "c'est vrai, j'aurais dû voir que tu avais commandé 7 choses et qu'il n'en est arrivé que 6 mais tu vois, si tu ne donne pas les références exactes de la 7ème, y'a pas trop de risque qu'elle arrive... etc."
Mon collègue pense beaucoup de bien de lui-même et notamment qu'il est un cerveau. Moi je dis qu'il est con et prétentieux et qu'il ne sait pas aligner deux mots en français. La preuve, voilà sa réponse (texte intégral non modifié) :
"Ok pour le mea culpa (c'est tout de même incroyable de toujours devoir faire remarquer, et souvent de manière très agréable, avant de reconnaître son erreur que les autres sont ne serait-ce que susceptibles d'en faire aussi... passons)."
Quand vous recevez ça, vous êtes de bonne humeur pour la journée, c'est sûr !
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10.01.2007
Vous avez dit quoi ?
17:00 Publié dans siffler en travaillant | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
08.09.2006
langue de... vipère
Allez, je crache mon venin ce soir !
Fin de semaine difficile, retour sur les rotules… « S’absenter plusieurs semaines, c’est s’exposer à bien des emmerdes au retour » : ce sera le dicton du jour qui illustre à merveille le stress que j’ai subi. J’ai quand même fait l’exploit de remuer l'une des administrations les plus lourdes de France pour qu’elle retrouve et qu'elle m’envoie « l’objet » promis et payé (!) depuis le mois de juin ; lequel objet était resté bien au chaud dans les cartons occultes de nos chers préposés du gouvernement . ("C’est pas nous, c’est les autres qu’ont pas pensé à vous le poster"… réponse reçues après 10 mails et 25 coups de fils !).
J’ai fait deux choses pour la première fois de ma vie en 4 jours
Premièrement : corruption de fonctionnaire (j’ai promis mes charmes + du chocolat + du champagne par téléphone si on me retrouvait mon colis !)Deuxio, je pense avoir réussi mon brevet de collègue la plus hypocrite de France. Je viens de rencontrer un nouveau "collaborateur" (c'est comme ça qu'on appelle ceux qui travaillent avec vous aujourd'hui... dans le cas présent, j'ai l'intuition que le substantif est bien trouvé). Pour vous dire, il a exactement la même tête que Sarko (25 ans de moins mais la même tronche, le même sourire faux jeton et les mêmes yeux… terribles !).
Bref, le mec, on m’avait prévenu à mots couverts et par avance que j’aurais intérêt à me méfier…
Et bien je lui ai presque fait la danse du ventre en guise de bienvenue : ça a marché, je pense qu'il m'aime !
Purée..... (comme dirait emy), je suis vraiment devenue une hyène… L’hypocrisie, c'est quand même une sacré invention qui vous permet d’avoir la paix et de dormir sur vos deux oreilles. Ceux qui vous détesteraient vite fait bien fait en temps normal pour votre belle nature franche et loyale vous adorent puisqu’ils vous pensent comme eux…
Le train du retour ? cauchemardesque. Un gros type mou et gras avec un balladeur sur les oreilles qui faisait un bordel insupportable… Il a encore fallu que je mette mes boules quies entre celui-là et les deux amoureux qui roucoulaient chacun dans leur portable… Quand je pense que si ça se trouve, je blog avec ces gens et que je rigole bien avec eux… Le virtuel c’est traître !
Je pense que cette année, je pars sur un bon pied. Vous êtes d'accord avec moi ?
23:05 Publié dans siffler en travaillant | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
04.09.2006
Demain...
Je retourne au boulot... je reprends le train du petit matin (deux heures de trajets !), je retrouve la dame qui ne veut pas aller dans un compartiment où il y a un jeune tout seul... et qui téléphone à son fils tous les jours, je retrouve la minette qui se maquille durant tout le trajet entre deux appels, je retrouve le type qui voyage avec son pyjama sous ses vêtements et qui ne sait jamais dans quelle poche est son portable quand celui-ci sonne, je retrouve le petit gros qui passe son temps à tripoter son portable comme si un génie allait en sortir, je retrouve la petite jeune sympa qui lit des bouquins de SF entre deux coups de fil... Tous ces gens vont me retrouver, moi qui n'ai pas de portable.
On se reconnaîtra mais on ne se dira pas bonjour, on se regardera comme si on se voyait pour la première fois,
et pourtant... j'en sais des choses à leur sujet...
La petite jeune qui lit est infirmière à l'AP-HP, son copain est jaloux et l'emmerde toutes les heures en l'appellant, ils vont déménager à Lille, elle a peur des chiens.
Le petit gros au portable, il travaille dans une banque, il habite dans le 9e, il souffre d'hémorroïdes et ça ne passe pas.
Le type qui ne quitte pas son pyjama, je n'ai pas encore réussi à savoir ce qu'il pouvait bien faire dans la vie, il prend des anti-dépresseurs et sa femme l'a quitté par téléphone pendant que nous étions dans le train tous ensemble.
La petite minette qui se maquille travaille dans une boutique où on s'occupe des ongles, je n'ai pas très bien compris les dédales de sa vie sentimentale qui semble peuplée de femmes et d'hommes mais jamais les mêmes.
La dame qui a peur des jeunes est riche, elle a un fils médecin, elle fait l'aller-retour une fois par semaine pour venir le voir, elle a un vrai sac à main Vuitton (une horreur ces sacs, soit-dit en passant), elle a un tableau de Braque chez elle...
Méfiez vous de vos portables, amis des transports...
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07.06.2006
Une journée qui commence bien
Aujourd'hui, j'arrive au boulot, je me prends les pieds dans le sac à roulettes de ma collègue. Oui j'ai une collègue qui n'a pas de sac à main mais un cabas à roulettes. Ne me demandez pas ce qu'il y a dedans, je n'ai jamais eu l'audace d'y aller voir d'autant plus qu'il y a une odeur qui flotte autour. (pourrais pas exactement la définir mais c'est suspect et loin d'être attirant).
Donc, je bute... emportée par mon élan, je me tamponne dans la porte en face et je fais tomber le porte-manteaux en essayant de me rattraper. Ledit porte-manteaux se casse d'un coup (la tête séparée du corps) et valdingue sur un autre collègue qui se trouvait justement là.
Facheries. Explications. Ramassages des objets éjéctés. Faudra que je pense à récupérer la pièce de deux euros qui a roulé sous le meuble.
Tiens, je vais aller me faire un petit kaoua, moi.
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04.06.2006
Entretien d'embauche
En lisant Cucurbi (qui est une vraie mine), je repense à mon dernier entretien d'embauche (où je n'ai pas été embauchée d'ailleurs). Je n'avais rien préparé et je n'étais absolument plus au courant de la façon dont ça se passe.
Aussi, il y a eu cette question fatale qui semble-t-il est posée à tout le monde :
- quelles sont vos qualités ?
Prise au dépourvu (déjà que les questions précédentes m'avaient AUSSI étonnée) j'ai répondu sous le coup de l'inspiration :
- c'est une question complètement con, non ?
(c'est vrai que je me voyais bien dire l'air d'une star : "j'suis intelligeeeente, j'suis responsaaaable, je suis courageeuuuse et puis j'aiiiiime rester le soir deux heures après les auuuutres au bureau....)
z'ont pas insisté mais m'ont demandé quels étaient mes défauts (sinon leur quiz il est peut-être pas complet) :
Là, j'ai compris en voyant leur tête que c'était déjà cuit. Alors j'ai répondu :
- J'ai horreur des questions cons.
Dois-je préciser que l'entretien terminé, j'ai pas eu le boulot ???
M'en fous. En plus, j'avais rien demandé : c'est eux qu'étaient venus me chercher.
Ce qui est incroyable et JE JURE que c'est vrai : j'ai eu quatre entetiens d'embauches dans ma vie que j'ai ratés et à chaque fois (je dis bien à chaque fois), c'est eux qui étaient venu me chercher. Va comprendre...
Alors je bosse toujours au même endroit. Et là, quand on me pose une question con et que je réponds qu'il faut arrêter de poser des questions cons, on ne me licencie pas. J'ai de la chance.
19:05 Publié dans siffler en travaillant | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note





